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DE LA VILLE DE PARIS.
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[-563]"
il/, doibvent demeurer prisonniers, requerans que a tout le moings la Ville leur fut baillée pour prison, et qu'ilz se representeroient toutes les fois qu'il leur seroict ordonné, sur peyne de la vye. Pareillement estoient presens plusieurs cappitaines à grant nombre, lesquelz ont dict et remonstré que le peuple de Paris trouve mauvais et murmure de ce que lesd, cappitaines sont arestez prisonniers, et que, pour esviter à esmotion populaire, seroict bon de les renvoyer en leurs maisons, disans qu'ilz estoient innocens du faict. Surquoy la matiere mise en deliberation, avons ordonné que en baillant par eulx caution, ilz seront eslargiz. Ce faict, sont comparuz les dessus nommez, lesquelz les ont prins en leur garde et promis les representer Miens quotiens, et de ce faict les submissions acoustumez.
De par les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de paris.
"Il est ordonné que lesd. Prevost des Marchans et Eschevins de lad. Ville se transporteront vers les cappitaines dc lad. Ville, pour leur dire et declairer qu'ilz ayent à prendre garde que aucuns n'aient à eux armer ny faire assemblée pour quelque occasion que ce soict, et là où ilz verront quelques personnes
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qui se vouldront assembler, qu'ilz s'en saisissent pour les constituer prisonniers en la plus prochaine prison, et où il adviendroict quelque tumulte ou sédition O, que Dieu ne veille, nous en venir advertir, et ce pandant admonester les chefz des maisons' qu'ilz ayent à eulx tenir prestz en personne et leurs serviteurs , pour ne bouger de leursd, maisons, et garder que les enffens pareillement ne sortent, dont,lesd, chefz d'hostel seront responsables de leursd, serviteurs et enfans, et de continuer tousjours .la garde des portes et gueclz de nuict en la maniere acoustumée.
"Et pour ce faire ont estez .faictz les.departemens en la maniere qui s'ensuyt, c'est asscavoir :
"Monsrle Prevost des Marchans a prins charge du quartier de Bourlon et Succevin;
"Monsr Marcel, pour les quartiers de Danès, Paulmier, Du Ru, Perlan;
k Monsr l'Advocat, pour les quartiers de Baudichon, . Beausse, Beauquesne et Bourgeois ;
nMonsrl'Escalopier, pour les quartiers de Langlois, Parfaict et Bellier;
"MonsrLePrebslre, pour les quartiers de Guerrier, Kerver dict Petit. «
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CCCLIII.— [Lettres de convocation pour l'Assemblée de Ville.]
i3 juin 1563. (Z 6826, fol. go v°.)
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"Monsieur le president, nous vous prions de vous trouver demain à une heure, actendant deux de relevée, en l'Hostel de lad.Ville, affin de entendre la lecture des lettres du Roy et de la
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Royne et sur ce nous donner vostre advis et conseil.
"Faict au Bureau de lad. Ville, le xui1 Juing mil vc lxiii. n
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de le Louer». Le prince do Condé «se mist en si grant colère qu'i dist qui s'en niret ct qui voyost bien que l'on l'y en volet ot que s'etet chause apostaye pour le couyder touer et sa femme». C'est par ordre exprès de la Reine-Mère que furent arrêtés les deux capitaines compromis dans cette grave affaire. "J'é fayst prendre, dit-elle, deus dé capitaines qui y aystoient et sommes après d'en prendre d'autre pour fayre fayre la jeustice, afin de n'acostumer à set peuple dc touer si près du Roy les jeans, et ausi pour l'apé-ser, s'il est posible.» (Lettres de Catherine de Médicis, t. Il, p. 57.) Suivant les Mémoires du prince de Condé, p. 701, le. capitaine victime dela fureur populaire, que l'on désigne sous le nom assez singulier de Couppe-Rufian de Heiden, aurait été l'agresseur; en passant devant les cavaliers on armes rangés au nombre de 8oo devant Saint-Antoine-des-Cbamps, non seulement il les injuria, mais encore tira un coup de pistolet qui atteignit un fort beau cheval, aussi fut-il écharpe sur-le-champ. Voir le récit que donne M. La-ferrièro (LeXVF siècle et les Valois, p. 139); «-'après une dépêche dc Middlemore à Cecil du 17 juin, les Parisiens arrêtèrent le coche de la princesse de Condé qu'on faisait passer pour celui des filles de la Reine, tuèrent le capitaine Couppé, pendant que le capitaine Palé parvenait à s'échapper, et firent quatre ou cinq prisonniers.
") Quelques jours plus tard, à la date du 26 juin, le Parlement fit venir le lieutenant civil dela Prévôté, ainsi que les Prévôt des Marchands et Échevins, et leur enjoignit expressément de s tenir la main à ce que aucuns troubles, émotions populaires, scandalles ou excès n'adviennent en ceste Ville». Ces troubles étaient fomentés d'une façon permanente par cette tourbe do gens sans aveu constituant les bas-fonds de la populace parisienne, contre laquelle l'autorité ne cessait de prendre les mesures les plus rigoureuses. C'est ainsi que le 8 mai précédent, sur la requête de l'Echevinage, le Parlement prescrivit à tous mendiants ct vagabonds, de tout âge et de tout sexe, de se présenter dans les vingt-quatre heures aux entrepreneurs des fortifications pour être employés aux travaux en voie d'exécution et gagner ainsi leur vie, sous peine d'arrestation et de punition corporelle. Cette ordonnance fut le jour même publiée dans les carrefours (Archives nationales, Parlement de Paris, X1' i6o5, fol. 200 v°, 358 r°.)
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